Bien communiquer en Corée du Nord
Langue et interprètes
Le coréen reste la seule langue d'usage courant. Les visiteurs étrangers circulent avec des guides accompagnateurs qui assurent la traduction, le plus souvent en anglais, parfois en chinois ou en russe. Quelques formules de politesse en coréen sont généralement bien reçues, mais la conversation directe avec des habitants hors du cadre organisé demeure très limitée.
Téléphonie mobile
Le réseau Koryolink, lancé en 2008 avec l'opérateur égyptien Orascom, dessert plusieurs millions d'abonnés nationaux. Les appareils vendus dans le pays donnent accès à un intranet fermé et non à l'internet mondial. Les visiteurs peuvent acquérir une carte prépayée réservée aux étrangers, sur un réseau distinct de celui des résidents, ce qui empêche les appels entre les deux catégories d'utilisateurs.
Internet et intranet
La population utilise Kwangmyong, un réseau interne qui propose des ressources documentaires, des messageries et des sites institutionnels. L'internet mondial demeure réservé à un nombre restreint d'institutions et de personnes autorisées. Les hôtels destinés aux étrangers à Pyongyang offrent parfois un accès payant, dont la disponibilité varie selon les périodes.
Médias d'Etat
La presse écrite, la radio et la télévision relèvent entièrement de l'Etat. Le quotidien Rodong Sinmun, organe du Parti du travail de Corée, et l'Agence centrale de presse coréenne diffusent la ligne officielle. Des radios émettant depuis la Corée du Sud et des supports numériques introduits en fraude depuis la Chine circulent malgré les interdictions, selon les enquêtes menées auprès de transfuges par des organisations non gouvernementales.
Courrier et contrôles
Le courrier international transite par un service postal d'Etat et connaît des délais longs. Les appareils photo, les ordinateurs et les téléphones des visiteurs font l'objet de vérifications à l'entrée comme à la sortie du territoire. Les autorités interdisent la photographie des chantiers, des installations militaires et des personnels en uniforme, ainsi que les images qui tronquent les statues et les portraits des dirigeants.