Tourisme en Corée du Nord
La Corée du Nord est l'une des destinations les plus difficiles d'accès au monde. Le tourisme individuel y est interdit : tout visiteur étranger doit obligatoirement passer par une agence de voyages agréée par le gouvernement nord-coréen et être accompagné en permanence par des guides officiels. Malgré ces contraintes, quelques milliers de touristes, majoritairement chinois, visitent le pays chaque année.
Conditions d'accès
Les ressortissants américains, sud-coréens et israéliens font l'objet de restrictions particulières. Pour les autres nationalités, l'obtention d'un visa passe par une agence spécialisée. L'entrée se fait presque exclusivement via Pékin (vols Air Koryo ou train vers Pyongyang) ou par la frontière chinoise. Tous les déplacements sur place sont planifiés à l'avance et supervisés par les guides.
Sites incontournables
Pyongyang constitue le cœur de tout séjour : Place Kim Il-sung, Arc de Triomphe, Tour du Juche, métro de Pyongyang (l'un des plus profonds au monde), mausolée du Kumsusan où reposent Kim Il-sung et Kim Jong-il. Les monts Kumgang, réputés pour leurs paysages de falaises et de cascades, et les grottes de Ryongmun sont également des destinations prisées. À Kaesong, le complexe de tombes Koryo est classé à l'UNESCO.
Agences spécialisées
Plusieurs agences occidentales proposent des circuits en Corée du Nord, dont les plus connues sont Koryo Tours (basée à Pékin), Young Pioneer Tours et Uri Tours. Elles travaillent en partenariat avec le Korea International Travel Company (KITC), l'organisme officiel nord-coréen.
Ce qu'il faut savoir avant de partir
Les touristes sont logés dans des hôtels réservés aux étrangers, souvent sur des îles ou dans des zones isolées du reste de la population. La photographie est autorisée dans les sites désignés, mais toute image jugée critique du régime peut entraîner des ennuis graves. Les téléphones mobiles personnels étaient interdits à l'entrée ; cette règle a évolué mais la surveillance reste totale.
Considérations éthiques
Voyager en Corée du Nord soulève des questions éthiques légitimes : les devises apportées par les touristes bénéficient directement à l'État. Certains voyageurs estiment cependant que la présence étrangère favorise un contact humain et une ouverture minimale. Ce débat reste ouvert au sein des organisations de défense des droits de l'homme.