Gastronomie en Corée du Nord : recettes, plats et boissons
Naengmyeon de Pyongyang
Le naengmyeon, appelé raengmyon au nord de la péninsule, se compose de nouilles de sarrasin servies froides dans un bouillon de boeuf ou d'eau de kimchi, avec des tranches de poire, de concombre et d'oeuf. La version de Pyongyang se distingue par un bouillon clair et peu relevé. L'UNESCO a inscrit en 2022 la coutume du raengmyon de Pyongyang sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel, à la demande de la Corée du Nord. Le restaurant Okryu, ouvert en 1960 au bord de la Taedong, en constitue l'adresse la plus connue.
Kimchi
Le kimchi accompagne presque tous les repas. Les préparations du Nord passent pour moins pimentées et moins salées que celles du Sud, avec un recours plus large au bouillon et aux produits de la mer fermentés. La confection collective d'automne mobilise les familles et les lieux de travail. L'UNESCO a inscrit en 2015 la tradition de fabrication du kimchi en République populaire démocratique de Corée, deux ans après une inscription distincte présentée par la Corée du Sud.
Plats et spécialités régionales
Le riz, l'orge et le maïs forment la base de l'alimentation. Parmi les préparations les plus citées figurent le pansanggi de Kaesong, service composé de nombreuses coupelles en laiton, les raviolis mandu, le tofu, les galettes de haricot mungo et la soupe dite dangogi, à base de viande de chien. Les produits de la mer occupent une place notable sur la côte orientale, autour de Wonsan, et Hamhung donne son nom à une variante plus ferme de nouilles froides.
Boissons
La bière Taedonggang, brassée depuis 2002 à Pyongyang avec un équipement racheté à une brasserie britannique, reste la plus répandue. Le soju, alcool distillé, et divers alcools de riz ou de plantes complètent la carte. Le thé de ginseng, cultivé notamment autour de Kaesong, se sert dans les hôtels et les maisons de thé.
Alimentation et pénuries
L'accès à la nourriture demeure inégal selon les régions et les catégories sociales. Le Programme alimentaire mondial et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture ont signalé à plusieurs reprises des déficits de production céréalière et des situations d'insécurité alimentaire. Les tables des restaurants de Pyongyang ouverts aux visiteurs étrangers ne reflètent donc pas la situation alimentaire de l'ensemble du pays.