Les jours fériés en Corée du Nord
Jour du Soleil
Le 15 avril, anniversaire de la naissance de Kim Il-sung en 1912, constitue la principale date du calendrier officiel. Elle donne lieu à des dépôts de fleurs devant les statues, à des spectacles, à des compétitions sportives et à une exposition de kimilsungia. Les années se terminant par un zéro ou un cinq font l'objet de célébrations élargies, parfois accompagnées de défilés militaires.
Jour de l'Etoile brillante
Le 16 février commémore la naissance de Kim Jong-il en 1942 selon la version officielle nord-coréenne, des sources soviétiques situant plutôt cette naissance en 1941 en Extrême-Orient russe. La journée s'accompagne d'une exposition de kimjongilia et de manifestations culturelles. L'anniversaire de Kim Jong-un, placé au 8 janvier par les estimations extérieures, ne figure pas parmi les jours fériés.
Dates de l'Etat et du Parti
Le 9 septembre marque la fondation de la République populaire démocratique de Corée en 1948 et le 10 octobre celle du Parti du travail de Corée en 1945. Le 27 juillet, présenté par Pyongyang comme la victoire dans la guerre de libération de la patrie, correspond à la signature de l'armistice de 1953. Le 25 avril rappelle la fondation de l'armée et le 27 décembre la Constitution socialiste de 1972.
Fêtes traditionnelles et internationales
Le nouvel an lunaire, Chuseok, Dano et Hansik figurent parmi les dates chômées liées au calendrier lunaire. Le 1er janvier, le 8 mars pour la journée internationale des femmes et le 1er mai pour la fête du travail complètent la liste. Les décomptes publiés à l'étranger dénombrent environ soixante-dix journées marquées dans l'année, dimanches compris, dont une partie seulement correspond à des jours réellement chômés.
Calendrier juche
Adopté en 1997, le calendrier juche comptait les années à partir de 1912, année de naissance de Kim Il-sung, si bien que 2020 s'écrivait juche 109. Les médias officiels, dont le Rodong Sinmun, ont cessé de l'employer à l'automne 2024 au profit du seul calendrier grégorien. Des analystes lisent cet abandon comme un recentrage du discours public sur la figure de Kim Jong-un.