La musique nord-coréenne
Chant Arirang
Arirang, chant populaire commun aux deux Corées, tient lieu de mélodie identitaire dans toute la péninsule. L'UNESCO l'a inscrit deux fois sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel, en 2012 à la demande de la Corée du Sud et en 2014 à celle de la Corée du Nord. Ses variantes régionales se transmettent oralement et se déclinent en de nombreuses versions vocales et instrumentales.
Instruments traditionnels
Le répertoire ancien mobilise la cithare kayagum, la vièle haegum, la flûte taegum et le tambour janggu. La Corée du Nord a modifié plusieurs de ces instruments pour élargir leur tessiture et les intégrer à des orchestres mixtes qui associent facture coréenne et instruments occidentaux.
Chanson révolutionnaire
Le répertoire officiel occupe une place importante dans la vie quotidienne. Des titres comme le Chant du général Kim Il-sung rythment les cérémonies et les émissions de radio. Ces chansons circulent aussi par les haut-parleurs des lieux de travail, des gares et des places publiques.
Ensembles d'Etat
Le groupe Pochonbo, l'ensemble Wangjaesan, l'orchestre Unhasu puis le groupe Moranbong, formé en 2012, marquent les évolutions successives de la variété autorisée. Le Moranbong a introduit des arrangements proches de la pop et des tenues de scène plus occidentales, ce que des observateurs étrangers ont interprété comme un signal d'ouverture mesurée. L'Orchestre symphonique d'Etat interprète pour sa part un répertoire classique européen et a donné un concert commun avec l'Orchestre philharmonique de New York à Pyongyang en 2008.
Spectacles de masse
Les Jeux de l'Arirang, présentés à partir de 2002 au stade Premier-Mai de Pyongyang, réunissent des dizaines de milliers de participants. Gymnastes, danseurs et acrobates y évoluent devant une mosaïque géante formée par des milliers de figurants qui tournent des livrets de couleurs depuis les gradins. Ces spectacles ont été interrompus à plusieurs reprises, puis repris sous d'autres titres. Des organisations de défense des droits humains critiquent la durée des entraînements imposés aux enfants qui y participent, alors que Pyongyang décrit une activité éducative et collective.