Secteurs d'activité en Corée du Nord
La structure sectorielle de l'économie nord-coréenne reflète les priorités fixées par la planification depuis les années 1950, avec une place prépondérante accordée à l'industrie lourde et à l'extraction minière. Les répartitions par secteur diffusées à l'extérieur reposent sur les estimations de la Banque de Corée du Sud, qui les publie avec des réserves méthodologiques explicites.
Agriculture et pêche
L'agriculture mobilise une part importante de la population active et se concentre dans les plaines occidentales. Le riz et le maïs constituent les productions dominantes, complétées par le soja et par la pomme de terre. Les organismes des Nations unies chargés de la sécurité alimentaire ont documenté à plusieurs reprises des déficits céréaliers liés aux aléas climatiques, au manque d'intrants et à la vétusté du matériel. La pêche fournit des ressources d'exportation dont la vente est prohibée par la résolution 2371 adoptée en 2017.
Mines et matières premières
Le sous-sol contient du charbon, du minerai de fer, de la magnésite, du zinc, du plomb, du graphite et des terres rares. Les évaluations de la valeur de ces gisements circulent largement mais proviennent d'extrapolations sud-coréennes anciennes et appellent la plus grande prudence. L'exportation de charbon, de fer et de plusieurs métaux est interdite par les résolutions du Conseil de sécurité adoptées en 2016 et en 2017.
Industrie manufacturière
La sidérurgie, la chimie, le ciment et la construction mécanique constituent les branches héritées de la planification. Le complexe chimique de Hamhung et les aciéries de Chongjin comptent parmi les sites les plus connus. La confection textile s'était développée en sous-traitance pour des donneurs d'ordre chinois avant l'interdiction d'exportation prévue par la résolution 2375 de 2017.
Construction et travaux publics
Les chantiers de logements à Pyongyang et les projets présentés comme des villes nouvelles occupent une place visible dans la communication officielle. Les chercheurs qui suivent ces programmes à partir d'images satellitaires en confirment l'ampleur physique sans pouvoir en établir le coût ni le mode de financement.
Services et tourisme
Les services demeurent limités et largement administrés. Le tourisme, longtemps présenté comme une source de devises non couverte par les sanctions, a été interrompu par la fermeture des frontières de 2020 puis rouvert de manière partielle et fluctuante à partir de 2023 selon les agences spécialisées. Les technologies de l'information font l'objet d'une attention particulière dans les rapports remis au comité des sanctions des Nations unies, qui documentent des activités de développement informatique menées à l'étranger.