Climat de la Corée du Nord

La Corée du Nord connaît un climat continental humide marqué par une forte amplitude saisonnière. Sa position, entre le continent asiatique et la mer, l'expose à l'alternance de masses d'air froides et sèches venues de Sibérie en hiver et de flux de mousson chauds et humides en été.

Hivers continentaux

L'hiver s'étend de décembre à mars et se caractérise par des vents de nord-ouest. À Pyongyang, les températures moyennes de janvier s'échelonnent, selon les relevés climatologiques compilés par les services météorologiques internationaux, entre environ moins treize et moins trois degrés Celsius. Les provinces montagneuses du nord, en particulier le Ryanggang et le Chagang, enregistrent des minima nettement plus bas. L'enneigement reste modéré en plaine, de l'ordre d'une quarantaine de jours par an dans la capitale.

Étés de mousson

L'été est court, chaud et très humide. Les moyennes du mois d'août à Pyongyang se situent autour de vingt à vingt-neuf degrés. La mousson concentre l'essentiel des précipitations entre juin et septembre, période durant laquelle tombe près de soixante pour cent du total annuel, estimé à un peu plus de 900 millimètres dans la capitale.

Typhons et inondations

La péninsule est atteinte chaque année par un ou plusieurs typhons, généralement entre juillet et septembre. Ces épisodes provoquent des crues et des glissements de terrain. Les Nations unies et la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont documenté des inondations majeures à plusieurs reprises depuis les années 1990, avec des conséquences directes sur les récoltes. L'érosion consécutive à la déforestation aggrave la vulnérabilité des bassins-versants selon les évaluations environnementales publiées par le Programme des Nations unies pour l'environnement.

Conséquences agricoles

La saison de végétation est courte, ce qui limite le calendrier cultural à une récolte principale de riz et de maïs. Les organismes des Nations unies chargés de la sécurité alimentaire, dont l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture et le Programme alimentaire mondial, ont relié à plusieurs reprises les aléas climatiques aux déficits de production céréalière. Ces analyses reposent sur des missions d'évaluation dont l'accès au terrain a été restreint, et les données nord-coréennes officielles restent rares et difficilement vérifiables.

Variations régionales

La côte orientale, adossée aux reliefs et longée par un courant marin, connaît des hivers un peu moins rigoureux que l'intérieur à latitude égale. Le nord-est présente les conditions les plus rudes du pays, tandis que la façade occidentale, plus basse, réunit les conditions thermiques les plus favorables à l'agriculture.