Géographie de la Corée du Nord
La République populaire démocratique de Corée occupe la moitié nord de la péninsule coréenne, en Asie de l'Est. Sa superficie avoisine 120 500 kilomètres carrés, un ordre de grandeur comparable à celui de la Grèce. Le pays partage ses frontières terrestres avec trois voisins et dispose d'une double façade maritime, sur la mer Jaune à l'ouest et sur la mer du Japon, appelée mer de l'Est en Corée, à l'est.
Situation et frontières
La frontière avec la Chine s'étend sur environ 1 400 kilomètres et suit pour l'essentiel le cours du fleuve Amnok, connu également sous le nom de Yalu. À l'extrême nord-est, une frontière très courte, de l'ordre de dix-sept kilomètres, relie le pays à la Russie le long du fleuve Tumen. Au sud, la ligne de démarcation issue de l'armistice de 1953 court sur près de 240 kilomètres et sépare les deux Corées par une zone démilitarisée large de quatre kilomètres.
Relief et massifs montagneux
Le relief domine le paysage nord-coréen. Les estimations géographiques usuelles situent autour de 80 pour cent la part du territoire occupée par des montagnes et des collines. Le mont Paektu, volcan situé sur la frontière chinoise, culmine à 2 744 mètres et constitue le point le plus élevé de la péninsule. Les chaînes du Hamgyong et du Rangrim structurent le nord du pays, tandis que le massif du Kumgang, sur la côte orientale, est réputé pour ses gorges et ses parois granitiques.
Fleuves et plaines
L'Amnok, long d'environ 790 kilomètres, et le Tumen drainent le nord du pays vers la Chine et la Russie. Le Taedong traverse Pyongyang avant de rejoindre la mer Jaune. Les plaines les plus étendues se concentrent sur la façade occidentale, dans les provinces du Pyongan et du Hwanghae, où se pratique l'essentiel de la riziculture.
Littoral et occupation des sols
La côte occidentale, très découpée et bordée de vastes estrans, contraste avec un littoral oriental plus rectiligne et plus profond. Les données compilées par les organismes internationaux à partir de sources anciennes évaluent les terres arables à moins de 20 pour cent du territoire et la couverture forestière à environ 46 pour cent, chiffres à considérer avec prudence en l'absence de statistiques officielles vérifiables. La déforestation et l'érosion des sols font l'objet d'évaluations du Programme des Nations unies pour l'environnement depuis les années 2000.