Ecoles et enseignement en Corée du Nord
Le système éducatif nord-coréen se caractérise par une scolarité obligatoire longue, entièrement publique, et par une place importante accordée à la formation idéologique. Les informations disponibles proviennent essentiellement de sources officielles, d'organisations internationales présentes sur place et de témoignages recueillis à l'extérieur du pays, ce qui appelle une lecture prudente.
Scolarité obligatoire de douze ans
Une loi adoptée en septembre 2012 a porté la scolarité obligatoire de onze à douze années. Le parcours comprend une année de maternelle préparatoire, cinq années de primaire, puis trois années de secondaire inférieur et trois années de secondaire supérieur. L'enseignement est dispensé en coréen, et l'anglais est devenu la principale langue étrangère enseignée, devant le russe et le chinois.
Contenus et encadrement idéologique
Les matières générales voisinent avec des enseignements consacrés à la biographie des dirigeants et à la politique du Parti du travail. Les travaux universitaires qui ont analysé les programmes évaluent la part de ces matières à environ six pour cent du volume horaire, une proportion que d'autres observateurs estiment plus élevée dans la pratique quotidienne. Les élèves participent également à des activités collectives organisées par l'Union des enfants et les organisations de jeunesse.
Enseignement supérieur
L'université Kim Il-sung, fondée en 1946 à Pyongyang, constitue l'établissement de référence et le seul à couvrir l'ensemble des disciplines. L'université de technologie Kim Chaek forme les ingénieurs, tandis que l'université des langues étrangères prépare les interprètes et une partie du personnel diplomatique. L'université des sciences et technologies de Pyongyang, ouverte en 2010 et financée par des fonds privés étrangers, dispensait ses cours en anglais et comptait un peu plus de six cents étudiants en 2019.
Etudiants étrangers
Avant la fermeture des frontières, une centaine d'étudiants étrangers, majoritairement chinois, étaient inscrits dans chacun des principaux établissements de la capitale. Quelques programmes courts de langue coréenne accueillaient des ressortissants occidentaux. Ces échanges ont été interrompus en 2020 et n'ont repris que très partiellement.
Limites de la documentation
Aucune donnée récente sur l'alphabétisation n'est publiée par l'Unesco, faute d'informations vérifiables pour le pays. Les taux avancés par les autorités ne peuvent pas être recoupés. Les études extérieures signalent par ailleurs des écarts importants entre Pyongyang et les provinces, ainsi que la mobilisation des élèves lors des campagnes agricoles.