Expatriation en Corée du Nord
L'expatriation en Corée du Nord ne relève pas d'une démarche individuelle. La présence étrangère de longue durée se limite à quelques centaines de personnes, essentiellement des diplomates, des fonctionnaires d'organisations internationales, des représentants d'entreprises chinoises et russes et un petit nombre d'enseignants. Aucun dispositif de visa de travail ne s'adresse au public. Le pays est par ailleurs formellement déconseillé aux voyageurs français et la France n'y possède pas d'ambassade.
Catégories de résidents étrangers
Une trentaine de pays entretiennent une représentation à Pyongyang, certains ambassadeurs étant accrédités depuis Pékin. Les agences des Nations unies, dont le Programme alimentaire mondial et l'Unicef, y ont maintenu des bureaux avec des effectifs très réduits. Les entreprises étrangères présentes relèvent surtout du commerce frontalier avec la Chine et des zones économiques spéciales.
Bureau français de coopération
La France ne reconnaît pas la République populaire démocratique de Corée et n'y a pas d'ambassade. Elle y dispose depuis 2011 d'un bureau français de coopération, chargé d'actions humanitaires et culturelles limitées. La protection consulaire des ressortissants français est exercée par l'ambassade de France en Chine, sous réserve des contraintes imposées par les autorités nord-coréennes.
Conditions de vie
Les résidents étrangers logent dans le quartier de Munsu, à Pyongyang, au sein d'un périmètre surveillé. Ils bénéficient d'un accès à l'Internet international, de magasins en devises et d'écoles internationales de très petite taille. Leurs déplacements hors de la capitale requièrent une autorisation préalable et un accompagnement. Les échanges avec la population demeurent étroitement encadrés.
Départs massifs et retours partiels
La fermeture des frontières décidée en janvier 2020 a entraîné le départ de la grande majorité des étrangers, plusieurs ambassades ayant suspendu leurs activités faute de possibilité de relève. Des diplomates russes et chinois sont revenus à partir de 2022, suivis de quelques autres missions. Les organisations humanitaires internationales n'ont retrouvé qu'une présence très limitée.
Cadre juridique et risques
Les résidents étrangers restent soumis au droit nord-coréen, qui sanctionne lourdement des comportements bénins ailleurs. Plusieurs affaires d'arrestation d'étrangers ont été documentées, avec des durées de détention prolongées et un accès consulaire restreint. L'absence de représentation française sur place complique toute assistance. Les recommandations officielles font foi sur ces questions.