Santé et sécurité en Corée du Nord

La santé et la sécurité constituent deux points centraux des recommandations officielles concernant la Corée du Nord. Le ministère français de l'Europe et des affaires étrangères classe l'ensemble du pays en zone formellement déconseillée, et la France n'y dispose d'aucune ambassade, la protection consulaire étant exercée depuis Pékin dans des conditions limitées par les autorités locales.

Système de soins

Le pays revendique de longue date une médecine gratuite et universelle. Les observations disponibles décrivent une réalité différente, marquée par des hôpitaux souvent construits dans les années soixante et soixante-dix, un équipement vieillissant et des ruptures d'approvisionnement en médicaments. Les coupures d'électricité limitent l'usage des appareils. Des enquêtes menées auprès de personnes ayant quitté le pays indiquent qu'une large majorité d'entre elles payaient leurs médicaments et leur matériel médical.

Prise en charge des étrangers

A Pyongyang, l'hôpital de l'Amitié reçoit les patients étrangers. Les conseils aux voyageurs français jugent ces prestations insuffisantes et soulignent la nécessité d'une assurance couvrant le rapatriement sanitaire. Une évacuation implique en pratique un transfert vers Pékin, soumis à l'autorisation des autorités locales, ce qui allonge sensiblement les délais.

Risques sanitaires

La tuberculose demeure une préoccupation majeure signalée par l'Organisation mondiale de la santé, qui a soutenu des programmes de dépistage et de traitement dans le pays. L'accès à l'eau potable reste inégal en dehors des grandes villes. La médecine traditionnelle coréenne, appelée Koryo, occupe une place importante dans les prescriptions courantes, en partie du fait de la pénurie de spécialités importées.

Sécurité juridique

La criminalité de droit commun visant les étrangers est très rare. Le risque principal tient au cadre juridique. Les conseils aux voyageurs soulignent que des gestes anodins ailleurs peuvent être qualifiés d'atteinte grave, notamment le fait d'endommager un imprimé portant un portrait officiel, de photographier des installations militaires ou de mener une activité religieuse non autorisée. Les peines prononcées atteignent parfois plusieurs années de travaux forcés.

Comportements encadrés

Les contacts avec la population sont découragés et exposent les interlocuteurs nord-coréens à des difficultés. La circulation autonome n'est pas autorisée et les documents font l'objet de vérifications lors des déplacements. Toute critique du système politique appelle des poursuites. Ces recommandations officielles font foi et évoluent en fonction du contexte diplomatique.